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Les cryptos majeures vivent l’enfer. Bitcoin a dégringolé jusqu’à 60 000 dollars le 5 février, son plus bas niveau depuis des mois. Ethereum n’échappe pas au massacre.
Mais Hyperliquid fait exception. La plateforme décentralisée a vu son token HYPE bondir de 60% en deux semaines, défiant complètement la tendance générale. Les traders regardent ça avec des yeux ronds pendant que le reste du marché s’effondre. Ripple a même apporté son soutien au projet, ce qui explique en partie cette performance folle. L’activité HIP-3 cartonne aussi, avec 1 milliard de dollars en intérêts ouverts et 4,8 milliards en volume quotidien selon l’équipe. Pas mal pour un marché qui panique.
Bitcoin fait vraiment peur maintenant.
L’or numérique avait pourtant bien commencé l’année, frôlant les 100 000 dollars à un moment. Mais depuis, c’est la dégringolade totale. Le BTC se traîne autour de 66 400 dollars aujourd’hui, soit une chute de 20% sur la semaine. Les baleines vendent massivement pendant que les petits porteurs achètent encore, ce qui crée exactement le scénario qu’on veut éviter. Ali Martinez a sorti ses graphiques pour rappeler un truc pas rassurant : depuis 2015, chaque fois que Bitcoin perd son SMA à 100 semaines, il continue vers le SMA à 200 semaines. Ça donnerait 57 600 dollars si ça se confirme.
PlanB va encore plus loin. Le créateur du modèle Stock-to-Flow envisage carrément une chute à 25 000 dollars dans ses scénarios les plus sombres.
Les données de Santiment confirment le problème. « Cette combinaison de ventes par les acteurs clés et d’achats par le retail crée historiquement des cycles baissiers », dit leur analyse. « Jusqu’à ce que le public capitule clairement, l’argent intelligent continuera de vendre sans urgence de racheter. » Autrement dit, tant que les petits investisseurs n’abandonnent pas, les gros continuent de décharger leurs positions.
Le Fear & Greed Index est tombé à 9. C’est son niveau le plus bas depuis l’été 2022, quand tout le monde pensait que crypto c’était fini. Paradoxalement, ça pourrait indiquer qu’on touche le fond. Mais personne n’en est vraiment sûr.
Ethereum coule aussi.
La deuxième crypto mondiale a brièvement touché 1 750 dollars, son plus bas depuis neuf mois. Elle se traîne maintenant autour de 1 900 dollars, en baisse de 30% sur sept jours. Les ETF spot ETH voient des sorties massives, signe que les institutionnels fuient. Vitalik Buterin qui a vendu des millions de dollars d’ETH récemment n’aide pas non plus le moral des troupes.
Ted, un analyste suivi sur les réseaux, pense que le prochain support majeur se situe vers les niveaux d’avril 2025. Ali Martinez sort un autre indicateur technique : historiquement, ETH atteint son point bas quand le MVRV tombe sous 0,80. Le 5 février, on était à 0,96. Donc il y a encore de la marge pour descendre.
Et pendant ce temps, Hyperliquid fait n’importe quoi dans le bon sens. HYPE grimpe de 60% en deux semaines alors que tout s’écroule autour. Ripple a apporté son soutien au projet, ce qui a dopé la confiance. L’activité HIP-3 bat des records avec ces chiffres fous : 1 milliard en intérêts ouverts et 4,8 milliards en volume quotidien.
Crypto General et Zach restent optimistes sur HYPE. Le premier prévoit de la volatilité à court terme mais une hausse au-delà de 100 dollars cette année. Zach dit qu’il y a « tant de raisons d’acheter et de conserver HYPE ». Le prochain rapport d’activité sera déterminant pour voir si ça tient.
Les échanges paniquent aussi. Binance a suspendu temporairement les retraits Bitcoin le 4 février à cause de la volatilité extrême. La plateforme a parlé de problèmes techniques liés aux transactions en attente qui s’accumulaient. Les retraits ont repris après quelques heures selon leur communiqué officiel.
Coinbase a vu ses volumes ETH exploser à 5 milliards de dollars le 5 février. C’est énorme pour une crypto qui dégringole, ce qui montre que les traders essaient de surfer sur la volatilité. Pas sûr que ça marche pour tout le monde.
Kraken a publié un rapport le 3 février qui fait froid dans le dos. Plus de 800 millions de dollars de positions ont été liquidées en 24 heures, principalement sur Bitcoin et Ethereum. Les liquidations en cascade, c’est exactement ce qui amplifie les mouvements de panique.
MicroStrategy tient bon. Michael Saylor a confirmé le 6 février qu’ils n’avaient pas vendu un seul Bitcoin malgré la chute. « Nous restons confiants dans le potentiel du Bitcoin en tant qu’actif de réserve », a-t-il tweeté. Mais combien d’entreprises peuvent se permettre de voir leur trésorerie fondre comme neige au soleil ?
Gemini a aussi suspendu les dépôts ETH le 5 février. Leur porte-parole a dit que c’était pour protéger les fonds des clients, mais ça montre surtout la panique qui règne. Les dépôts reviendront quand la stabilité sera retrouvée, mais c’est quand exactement ?
Grayscale voit son Bitcoin Trust (GBTC) décrocher sévèrement. La décote atteint 30% par rapport à la valeur nette des actifs, reflet direct de la perte de confiance des institutionnels. Quand Grayscale galère, c’est mauvais signe pour tout le secteur.
Cathie Wood d’Ark Invest nage à contre-courant. Elle a acheté 10 millions de dollars d’actions Coinbase supplémentaires le 6 février, pariant sur le potentiel long terme des actifs numériques. Wood a toujours été optimiste sur crypto, mais là c’est du courage ou de l’inconscience.
Glassnode a sorti un truc surprenant : le nombre de nouvelles adresses Bitcoin a battu un record le 4 février malgré la chute des prix. Ça veut dire que de nouveaux investisseurs arrivent encore, attirés par les opportunités d’un marché baissier. Mais est-ce que ça suffira à inverser la tendance sans un changement radical du sentiment général ? Pas évident du tout.





