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Le Trésor américain sort son rapport le 28 janvier. Janet Yellen et ses équipes ont passé au crible les pratiques monétaires des partenaires commerciaux américains, mais n’ont trouvé aucune manipulation de devise.
Douze pays atterrissent maintenant sur la liste de surveillance renforcée. La Chine, le Japon et l’Allemagne figurent en tête de liste, avec des préoccupations sur leurs interventions passées sur les marchés des changes. Le Trésor a durci ses critères d’évaluation, analysant de près les balances des paiements et l’ampleur des interventions monétaires. Ces nouveaux paramètres permettent une surveillance plus fine des pratiques économiques de chaque pays. Les États-Unis veulent s’assurer qu’aucun partenaire ne tire profit d’avantages commerciaux déloyaux grâce à sa politique monétaire.
Pas de sanctions pour l’instant.
La Suisse et la Corée du Sud reçoivent une attention particulière, même si elles n’sont pas accusées de manipulation directe. Le Trésor prévoit des échanges fréquents avec ces pays pour discuter de leurs pratiques économiques et maintenir la transparence. Yellen insiste sur l’importance des consultations régulières pour garantir un commerce équitable. Les États-Unis privilégient le dialogue ouvert plutôt que les mesures punitives immédiates.
La Chine reste sous surveillance accrue malgré l’absence de manipulation avérée. Washington continue de scruter la politique monétaire de Pékin de très près. Des discussions bilatérales sont programmées pour clarifier certains points économiques sensibles.
Le rapport ne recommande aucune sanction ou mesure corrective. Le Trésor mise sur la diplomatie avant toute action unilatérale, privilégiant la coopération pour résoudre les différends monétaires.
L’Allemagne et le Japon, malgré leur présence sur la liste, ne voient pas de nouvelles mesures prises contre eux. Ces pays ont respecté leurs engagements précédents en matière de transparence monétaire, selon le document officiel. Les marchés des changes restent relativement stables pour le moment. Les investisseurs observent attentivement les réactions des pays concernés, attendant de voir comment ils vont réagir à ce nouveau niveau de surveillance.
L’Inde et le Vietnam attirent aussi l’attention du Trésor. Ces deux pays sont surveillés pour leurs pratiques monétaires, bien qu’aucune manipulation directe ne soit alléguée. Le Trésor dit qu’il va discuter avec eux pour renforcer la transparence de leurs politiques de change.
Le Mexique s’en sort bien. Sa politique de change flexible a même été saluée par le Trésor. Le pays n’est pas sur la liste de surveillance, mais reste sous observation régulière pour s’assurer que ses pratiques restent conformes.
Le 27 janvier, le Trésor a rencontré des représentants de l’Union européenne pour discuter des politiques monétaires des États membres. Pas de décision immédiate, mais des consultations futures sont prévues. L’Australie, bien qu’absente de la liste, a récemment communiqué avec le Trésor pour partager des infos sur ses interventions monétaires et maintenir la transparence.
La Thaïlande fait parler d’elle. Le 25 janvier, le gouvernement thaïlandais a annoncé une série de mesures pour stabiliser le baht, ce qui a provoqué des discussions avec Washington pour clarifier ces actions. Le Brésil a aussi attiré l’attention en ajustant ses politiques monétaires récemment. Sa Banque centrale a réduit ses réserves de change le 20 janvier, une décision qui intéresse le Trésor pour son impact potentiel sur les relations commerciales.
En décembre, le Canada avait été invité à une réunion pour discuter de ses pratiques monétaires. Même si le dollar canadien a montré des fluctuations, aucune intervention directe n’a été identifiée. Le Trésor a salué le Canada pour son engagement envers la transparence.
La Turquie entre aussi dans les discussions du Trésor, notamment à cause de sa politique de taux d’intérêt fluctuants. Le 15 janvier, la Banque centrale turque a modifié ses taux, provoquant une réaction du marché. Le Trésor continue de surveiller ces évolutions pour évaluer leur impact sur les échanges avec les États-Unis. Le prochain rapport semestriel donnera probablement plus de détails sur l’évolution de ces surveillances.
L’administration Biden maintient ainsi la ligne diplomatique adoptée depuis 2021, évitant les accusations directes de manipulation qui avaient caractérisé l’ère Trump. Sous l’ancien président, la Chine avait été officiellement désignée comme manipulateur de devise en août 2019, une étiquette retirée quelques mois plus tard lors des négociations commerciales. Le Trésor privilégie désormais une approche plus nuancée, utilisant la liste de surveillance comme outil de pression diplomatique plutôt que comme prélude à des sanctions.
Les critères techniques du Trésor restent stricts : un excédent commercial bilatéral dépassant 15 milliards de dollars avec les États-Unis, un excédent de compte courant supérieur à 3% du PIB, et des achats nets de devises étrangères dépassant 2% du PIB sur 12 mois. Seuls trois pays remplissent actuellement les trois critères simultanément, seuil nécessaire pour une désignation officielle de manipulation. La Fed surveille également ces données pour ajuster sa propre politique monétaire face aux pressions externes.





