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La Biélorussie vient d’approuver ses premières banques cryptographiques. Deux institutions sont sur le point de démarrer leurs opérations, en attente d’accréditation formelle de la Banque nationale du pays.
Pas de noms encore. Le gouvernement n’a pas dit quelles banques ont reçu le feu vert — le processus d’accréditation est toujours en cours, et aucune divulgation publique n’a été faite à ce stade. Ça, c’est la partie floue. Ce qui est clair, c’est que le cadre légal existe maintenant pour de vrai, depuis que le président Alexandre Loukachenko a signé le décret n° 19 en janvier. Le texte s’appelle officiellement « Sur les cryptobanques et certaines questions de contrôle dans le domaine des jetons numériques. » Long titre, idée simple : les banques Bitcoin ont désormais une existence légale en Biélorussie. Elles seront régulées conjointement par le Parc High-Tech et la Banque nationale — deux institutions aux rôles bien distincts dans l’écosystème financier du pays.
Le Parc High-Tech n’est pas une banque. C’est un régime fiscal et juridique spécial, une sorte de zone franche pour les entreprises technologiques. Et c’est lui qui va superviser le volet crypto de ces nouvelles banques, en parallèle avec la Banque nationale qui garde la main sur l’accréditation.
Loukachenko et Bitcoin : une relation ancienne
Le soutien de Loukachenko aux cryptomonnaies ne date pas d’hier. En 2017 déjà, un décret présidentiel avait légalisé le minage et le trading de cryptomonnaies dans le pays. À l’époque, les revenus crypto des particuliers avaient été exemptés d’impôts — une exemption qui courait jusqu’en 2025. Depuis, les règles ont changé : les revenus qui viennent de plateformes étrangères sont maintenant imposés à 13%. Pas un taux prohibitif, mais une évolution notable par rapport à l’exonération totale d’avant.
L’idée derrière tout ça, c’est en gros d’utiliser ce que le pays a en excès. La Biélorussie produit plus d’électricité qu’elle n’en consomme à certains moments, et Loukachenko a poussé depuis longtemps l’idée de canaliser ce surplus vers le minage de Bitcoin. La région de Mogilev a commencé à préparer des sites pour des fermes de minage, bénéficiant directement de cet appui présidentiel.
Et maintenant, les banques cryptographiques s’ajoutent à ce tableau.
Ce que dit Kalechits sur les investissements étrangers
Dmitry Kalechits, premier directeur adjoint du secrétariat du conseil de surveillance du Parc High-Tech, voit dans ces banques un levier pour attirer des capitaux étrangers. D’après lui, la mesure va améliorer le flux de l’écosystème financier du pays et pousser les investisseurs étrangers à regarder la Biélorussie d’un autre œil. C’est probablement vrai sur le principe — un cadre réglementé pour les actifs numériques, c’est exactement ce que cherchent beaucoup d’entreprises internationales qui veulent opérer dans le secteur crypto sans risque juridique constant.
Le Parc High-Tech joue ici un rôle central. Son régime fiscal attrayant, combiné à l’accréditation officielle par la Banque nationale, vise à créer quelque chose de rare dans le paysage crypto mondial : un environnement à la fois réglementé et ouvert. Pas aussi strict que l’Europe, pas aussi flou que certaines juridictions offshore. Un entre-deux calculé.
L’organisme du Parc High-Tech l’a dit dans un communiqué : l’initiative va faciliter une intégration plus étroite entre la finance traditionnelle et l’industrie crypto. Les transactions d’actifs numériques sont autorisées dans cette zone — ce n’est pas nouveau, mais l’arrivée de banques dédiées change l’échelle du projet.
Trop tôt pour savoir si ça marche vraiment. Les deux premières banques cryptographiques doivent encore finaliser leur accréditation avant de démarrer quoi que ce soit. Et les noms restent inconnus du public. Peut-être une décision délibérée, peut-être juste un retard administratif — pas clair encore.
Ce qui est sûr, c’est que la Biélorussie trace un chemin assez singulier dans le paysage financier mondial. Pendant que d’autres pays débattent encore de comment encadrer les cryptomonnaies, Minsk crée des banques entières dédiées à Bitcoin. Ça ne veut pas dire que ça va fonctionner. Mais ça veut dire que le pari est fait.
Les deux banques attendent leur accréditation. Le Parc High-Tech supervise. La Banque nationale valide. Et Loukachenko, lui, a signé le décret en janvier.
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Questions Fréquentes
Qu’est-ce que le décret n° 19 signé par Loukachenko?
Signé en janvier par le président Alexandre Loukachenko, le décret n° 19 intitulé « Sur les cryptobanques et certaines questions de contrôle dans le domaine des jetons numériques » établit le cadre légal officiel pour les banques Bitcoin en Biélorussie, régulées conjointement par le Parc High-Tech et la Banque nationale.
Quelles banques ont reçu l’approbation en Biélorussie?
Deux banques cryptographiques ont été approuvées, mais leurs noms n’ont pas été divulgués publiquement. Elles doivent encore finaliser leur accréditation auprès de la Banque nationale avant de commencer leurs opérations.
Quel est le taux d’imposition sur les revenus crypto en Biélorussie?
Les revenus crypto des particuliers provenant de plateformes étrangères sont imposés à 13%, une règle qui a remplacé l’exemption fiscale totale qui courait jusqu’en 2025 depuis le décret de 2017.
Pourquoi c'est important
L'approbation des premières banques cryptographiques en Biélorussie marque une étape significative dans l'évolution du paysage financier du pays, offrant un cadre juridique qui pourrait favoriser l'innovation et attirer les investissements dans le secteur des actifs numériques. Cette initiative s'inscrit dans une tendance plus large observée dans plusieurs pays de l'Est de l'Europe, où les gouvernements cherchent à réguler et à intégrer les cryptomonnaies au sein de leur économie, ce qui pourrait également avoir des répercussions sur la compétitivité régionale.





