La Maison Blanche organise lundi une réunion de crise. Banquiers et patrons crypto vont se retrouver face à face avec l’administration Biden pour parler du fameux Clarity Act qui fait trembler tout le monde depuis des semaines.
Janet Yellen va mener la danse. La secrétaire au Trésor n’a jamais caché ses doutes sur ce projet de loi. Elle pense que ça pourrait tuer l’innovation dans l’œuf. Jamie Dimon de JPMorgan et Brian Moynihan de Bank of America seront là, avec leurs gros dossiers et leurs avocats. Les banques flippent de perdre des clients. Depuis les fuites du mois dernier sur le contenu du Clarity Act, certaines ont vu des retraits massifs. Les gens ont peur que leurs investissements partent en fumée.
Pas mieux du côté crypto.
Coinbase dit qu’il faut des règles claires, mais pas trop strictes non plus. D’autres boîtes crypto sont carrément en mode panique. Le Clarity Act veut clarifier le statut légal des actifs numériques, c’est bien joli sur le papier. Mais en pratique, ça veut dire de nouvelles normes sur la transparence et la sécurité. Et ça coûte cher à mettre en place.
Wall Street regarde tout ça de près. Les investisseurs cherchent des signaux, n’importe lesquels, pour savoir dans quelle direction ça va partir. Trop de régulation tue la régulation, mais pas assez de contrôle inquiète les régulateurs. C’est le cercle vicieux classique.
Le sénateur Mark Warner a lâché ses inquiétudes la semaine dernière. Pour lui, le Clarity Act va « bouleverser l’équilibre actuel des marchés financiers ». Il veut protéger les consommateurs mais sans tuer l’innovation. Facile à dire.
Changpeng Zhao de Binance prépare ses équipes juridiques à tous les scénarios possibles. Il dit que ses avocats bossent jour et nuit pour anticiper les changements. Binance pourrait devoir ajuster rapidement ses opérations américaines si le projet passe. Ça montre bien la pression que ressentent tous les acteurs du secteur en ce moment.
Jerome Powell de la Fed reste dans son rôle. Il répète que la stabilité financière c’est sacré. La banque centrale suit de près les développements du Clarity Act, mais Powell évite de prendre position publiquement. Malin.
Brad Garlinghouse de Ripple pousse un coup de gueule. Il craint que des règles trop dures poussent les startups blockchain à partir s’installer ailleurs. Ripple connaît déjà bien les problèmes avec les régulateurs américains. L’entreprise traîne plusieurs litiges depuis des années.
David Solomon de Goldman Sachs joue la carte de l’adaptation. Sa banque est prête à suivre de nouvelles règles, mais il insiste sur le besoin de clarté. Solomon dit que l’incertitude réglementaire pourrait affecter les décisions d’investissement à court terme. Pas faux.
Le Bitcoin tangue entre 28 000 et 32 000 dollars ces dernières semaines. Les traders sont nerveux. Chaque rumeur sur le Clarity Act fait bouger les cours. Les investisseurs redoutent qu’une régulation trop stricte affecte la liquidité des cryptos.
Elon Musk reste bizarrement silencieux sur le sujet. D’habitude, il a son mot à dire sur tout ce qui touche aux cryptos. Mais là, rien. Peut-être qu’il attend de voir comment ça tourne avant de tweeter.
La Chambre de commerce américaine veut son mot à dire. Elle demande à être incluse dans les discussions futures. Leur argument : le Clarity Act pourrait avoir des implications sur toute l’économie américaine. Ils veulent pas que les États-Unis perdent leur compétitivité face à d’autres pays plus souples sur la crypto.
Une réunion de suivi est déjà programmée le mois prochain. Ça montre que lundi ne sera probablement qu’un premier round. Les positions restent tranchées entre ceux qui veulent plus de régulation et ceux qui préfèrent garder de la souplesse.
L’issue reste floue. Personne ne sait vraiment ce qui va sortir de ces discussions. Biden espère trouver un terrain d’entente, mais le chemin semble encore long. Les enjeux sont énormes pour les deux secteurs.
Les répercussions internationales commencent déjà à se faire sentir. L’Union européenne observe attentivement les développements américains, avec des discussions internes sur l’harmonisation de leurs propres règles crypto. La Commission européenne pourrait accélérer son calendrier sur le Markets in Crypto-Assets (MiCA) si Washington adopte des mesures drastiques. Plusieurs pays asiatiques, notamment Singapour et le Japon, voient une opportunité de récupérer des entreprises crypto américaines en cas de durcissement réglementaire.
Les fonds d’investissement institutionnels restent sur la touche pour l’instant. Fidelity et BlackRock ont suspendu leurs nouveaux produits crypto jusqu’à nouvel ordre. Leurs équipes juridiques analysent chaque ligne du projet de loi pour évaluer l’impact sur leurs stratégies futures. Pendant ce temps, les hedge funds spécialisés dans les actifs numériques voient leurs levées de fonds ralenties, les investisseurs préférant attendre que la poussière retombe.